#7 « On est dans un monde de l’ultra productivité »

Rencontre avec Pierre, jeune diplômé embauché il y a moins d’un an dans une des startups nantaises les plus stimulantes du moment. L’occasion de recueillir son sentiment sur sa découverte de l’environnement startup. 

Pierre est diplômé à Audencia en octobre 2015. De l’alternance en téléprospecteur pendant sa licence (bac+3), au service achat de Sanofi, en passant par une obscure société de traduction à Prague et un projet entrepreneurial éco touristique en guise de stage de fin d’études, il avait jusque-là connu des expériences plus ou moins enrichissantes. Appliqué et créatif, ce jeune finistérien attiré par l’entrepreneuriat et le digital s’est arrimé depuis maintenant 10 mois à Nantes, au sein de Dictanova, pour y occuper le poste de Business Developper, son premier emploi… 

Pierre, tu as grandi à Brest, comment es-tu arrivé à Nantes ? 

Je suis venu à Nantes pour l’école, Audencia. Mais, avec les stages, je n’avais eu l’occasion d’y vivre que 8 mois. Comme j’avais tout de même adoré, je savais que la ville était cool ici. Et au niveau du numérique, il se passait des choses donc j’étais sûr qu’il y aurait des opportunités professionnelles. 

À la fin de ton stage, tu cherches un premier boulot. Que fais-tu à ce moment-là ? Tu réponds à des annonces ou tu cherches des boîtes qui t’intéressent ?

Je cherchais d’abord des entreprises qui me plaisaient et après je regardais si elles avaient des offres d’emploi. Si elles n’en avaient pas, je laissais quand même une candidature spontanée. 

“Dans une start-up, du jour au lendemain ton poste peut changer.”

Choisir les entreprises plutôt que répondre à des offres sur des plateformes, c’est selon toi la meilleure méthode pour trouver un emploi aujourd’hui ?

Avant, on cherchait beaucoup des intitulés de poste par rapport à des missions. C’est encore vrai quand on recherche dans des plus grands groupes où ta fiche de poste va un peu guider ce que tu vas faire les premières années. Dans une startup, du jour au lendemain, ton poste peut changer. J’ai une copine de promo qui était chargée d’étude pour les entreprises à Dictanova*. En 2015, la boîte est passée de prestataire d’étude à éditeur de logiciel d’étude. Du coup elle ne menait plus les études, c’est le logiciel qui s’en occupait désormais. Son poste a complètement évolué, mais ça lui a finalement plu tout autant. C’est pour ça qu’il ne faut plus forcément s’attacher à la fiche de poste, mais peut-être davantage à un projet d’entreprise. Et à un secteur quand même, comme le marketing ou la vente… 

Personnellement, je ne sais plus ce qui m’avait plu dans la fiche de poste à l’époque. Je sais néanmoins que je voulais être commercial sur un truc très innovant qui puisse me « challenger ». D’avoir quelque chose de nouveau et donc de dur à vendre. 

Tu te dis déjà ça à l’époque ? Tu es déjà convaincu par le produit ?

Ah oui carrément. Avant de postuler, je regardais déjà le marché. Et puis ce n’est pas comme à l’Oréal où tu ne sais pas trop dans quel service tu vas tomber. En startup, le service c’est toute la boîte. Donc je me renseigne à fond, je regarde les clients, si je connaissais des gens. Il y avait donc Camille de ma promo qui y bossait déjà, du coup je l’ai contactée.

Et donc au moment où tu es pris, à quoi t’attends-tu pour la suite ? 

Il y a beaucoup de gens qui pensent qu’en startup, on ne fout rien, on joue, on s’amuse et que ça marche. Et en fait quand j’arrive, nous ne sommes que deux commerciaux et tous les autres sont techniciens. Donc l’ambiance de travail est très studieuse. D’ailleurs à Dictanova, on est connu pour être une boîte très studieuse. Donc c’est plutôt une bonne reconnaissance. 

“Les startups sont bien plus performantes dans la maîtrise de leur communication, dans l’image qu’elles renvoient.”

Et tu penses que cette crédibilité est rare ?

Je ne crois pas. Quoique les fondements de la crédibilité d’une startup sont assez flous. Par exemple, on me dit souvent « ah Dictanova, ça marche vachement bien ! ». On commence à avoir plusieurs clients, c’est vrai, mais ça m’interpelle parce que quand tu y bosses, tu trimes quand même, et ce n’est pas si facile ! 

Et c’est normal, on est encore en phase de développement, il n’y a donc rien de figé, on travaille toujours sur le perfectionnement du produit. Il y a parfois un décalage entre l’impression de simplicité qui se dégage des médias, et la réalité de l’entreprise qui cherche à se faire une place sur un marché. Ce qui demande beaucoup d’effort. 

Dans ton quotidien, comment ressens-tu que l’entreprise est encore en phase de développement ? 

Selon moi, on pourra dire que ça fonctionne vraiment bien lorsqu’on aura « trop » de clients, « trop » de commandes. C’est quand on regardera les objectifs de la boîte et qu’à la fin du mois on les surpassera ! Aujourd’hui, comme la plupart des startups, même si on a un bilan très encourageant, on ne dépasse pas encore nos objectifs. 

C’était déjà le cas pour d'autres startups à succès, on dit souvent « ouais ça marche à mort », et la plupart du temps ça marche très bien, mais ce n’est jamais figé, tu peux avoir des énormes bugs dans le produit. Néanmoins, il n’y a jamais rien qui filtre. Les startups sont bien plus performantes dans la maîtrise de leur communication, dans l’image qu’elles renvoient. 

Pour revenir sur ton intégration, que recherchais-tu en arrivant à Dictanova ?

Je voulais faire partie d’un projet où j’aurais une part à jouer dans la stratégie de l’entreprise, où j’aurais pu le faire avancer, y apporter ma touche. 

Concrètement, c’est ce qui s’est passé ?

Ça a même dépassé mes attentes. Je suis arrivé, et on m’a directement demandé mon avis sur tout, alors même que je n’avais encore rien vendu pour l’entreprise. Je participais à toutes les réunions. J’étais dans une situation un peu inconfortable, je ne me sentais pas du tout « légitime » pour parler. Mais on me disait « mais si, t’as un regard nouveau, c’est encore mieux ». Et cette confiance, c’était incroyable. Ça m’a vraiment plu et c’est aussi pour ça que j’avais voulu travailler dans une petite boîte d’ailleurs. 

Ce management est-il si différent de ce que tu as pu connaître précédemment ?

Ah oui c’est complètement différent. Dans les grands groupes, on te demande aussi ton avis, mais tu n’as pas l’occasion de converser directement avec le boss en fait. À Sanofi, où je suis resté 6 mois en stage au service achat, les managers étaient très bons, ils avaient de l’ancienneté, et tout était bien rôdé. Sur l’accueil des stagiaires ou des nouveaux employés, tout était écrit, gravé dans le marbre, ça tournait bien et ça se sentait. 

Quand je suis arrivé à Dictanova, l’intégration c’était nada, il n’y avait rien d’écrit ! C’est même moi au bout de quelques semaines qui ai alerté les autres sur la problématique de l’accueil. J’ai finalement écrit les premières étapes pour accueillir quelqu’un dans la boîte, alors que je ne suis pas RH, je suis commercial. Mais j’ai adoré ça ! En fait, on accueillait les nouveaux le lundi, le jour où on fait toutes nos réunions de groupe, de synchronisation. Donc le mec arrivait et il était direct en réunion. C’était juste pas possible… fallait qu’il arrive le mardi ! C’est tout con, mais ça a facilité l’intégration des suivants ! Donc j’ai proposé de « normer » un peu tout ça, pour que les nouveaux arrivent dans de meilleures conditions ! 

Et depuis que tu es arrivé en octobre, il y a eu beaucoup de nouveaux arrivants ? 

Ouais c’est incroyable. On était 13, dont 4 stagiaires, et on a embauché 8 personnes. On a doublé en CDI !

Les gens qui disent que ça va bien, ils se référent à ça aussi j’imagine ?

Oui, mais pour le moment ces investissements sont financés grâce aux levées de fonds** qui doivent nous permettre de nous développer. Donc ce n’est pas encore viable, même si on travaille à ce que ça le devienne. Ces levées de fond sont toutefois nécessaires, car lorsque tu es une petite boîte, les gens te payent à 60 jours fin de mois, ça provoque des problèmes de trésorerie. Donc on doit payer des gens pour faire du développement de produits qui se vendront plus tard.

C’est hyper stressant j’imagine ?

Oui, enfin il faudrait surtout demander ça à Fabien (Fabien Poulard, fondateur de Dictanova). Mais oui c’est une situation très tendue. C’est là où tu as une pression sur les résultats futurs. Toutes les entreprises ont ça, mais pour les startups c’est encore plus marqué.

Ça se ressent dans le management ? Ou le CEO (Chief Executive Officer) endosse toute la pression ?

Dans beaucoup de startups, c’est en effet le CEO qui endosse le plus gros de cette pression. Après, tout est transparent, donc on est aussi hyper responsabilisé. Et si tu ne sens pas qu’il y a de la pression, alors c’est que tu es à côté de la plaque ! Donc ce qui est positif c’est qu’on est tous alignés vers le même objectif et qu’on regarde tous dans la même direction. Ce qui est aussi facilité parce qu’on vend un seul produit. 

“On présente un peu les startups comme un monde de bisounours…”

Quel est le profil, l’âge des dernières recrues qui sont arrivées ?

L’équipe commerciale est très jeune. On a donc recruté un directeur commercial qui a 32 ans, pour nous encadrer. Sinon on est 3 commerciaux de 25-26 ans. On commence, donc on a la pêche et on ne coûte pas cher ! On travaille sur la recherche de nouveaux clients, donc on a vraiment besoin de gens qui ont la forme, qui soient très motivés. Et c’est ça qui nous différencie des grands groupes, on est vraiment jugé sur ce qu’on peut apporter à l’entreprise. Et tout est basé sur ce que tu peux apporter à l’organisation. Tu ne peux pas te cacher derrière ton bureau et faire semblant de bosser. Les nouveaux arrivants en sont conscients et en général c’est ce qu’ils viennent chercher. 

Donc ils ne viennent pas forcément chercher l’amusement ?

On présente souvent les startups comme un monde de bisounours, ou un monde un peu infantile. D’ailleurs chez Lengow***, on a des Kellog’s à volonté et une table de ping-pong, au Startup Palace, ils ont des trottinettes, à iAdvize des Nerf Guns... Tout ça fait partie de l’univers de l’enfant et ça crée une ambiance super sympa. Mais au final, la table de ping-pong on n’y joue jamais. Et on est surtout dans un monde de l’ultra-productivité. On a des investisseurs qui ont des attentes et on doit y répondre ! 

Et ce n’est pas trop compliqué cette schizophrénie ?

C’est un peu, « si tout se passe bien c’est génial, et sinon faut se bouger les fesses ». Des entreprises comme iAdvize sont ultra performantes, rationnelles, calculent tout, comme la rentabilité d’une action, d’une personne, etc.

On est finalement assez loin du concept d’entreprise libérée de DoYouBuzz, et qui fleurit pas mal en ce moment ?

À Dictanova, tout est transparent. On a des objectifs, définis par Fabien, et on se débrouille pour y arriver, on est responsabilisé. Et ce qui est agréable, c’est qu’on est avec des gens ultra motivés, ultra professionnels, prêts à tout mettre en œuvre pour que l’entreprise marche. Il y a une vraie exigence et un vrai effort collectif. 

Ce serait ça ta définition du bonheur au travail ? 

Pour moi, le bonheur au travail c’est ne pas être du tout fliqué. Si j’arrive à 9h40, on ne va rien me dire, même pas une petite blague qui se veut sympa, mais qui peut en dire long. Les horaires c’est une chose, mais même sur tout ce que je fais, je suis super libre, il y a une énorme liberté d’initiative. J’ai vu un mec en R&D qui avait des supers conseils sur la partie commerciale ou marketing. Chacun a la possibilité de s’exprimer. Je ne suis pas sûr que ce soit uniquement le fait des startups, mais plus globalement des PME plutôt. Par contre la différence, ce sont les objectifs de performances qu’on doit atteindre. Là où dans une PME standard on est jugé à notre capacité à chercher des bénéfices, dans une startup on est uniquement jugé sur notre capacité à aller chercher de nouveaux clients, car on est encore dans cette étape de recherche de modèle.

« Accéder plus vite à des responsabilités, à un job intéressant. »

Dans ces conditions, tu te projettes à long terme à Dictanova ? 

Je ne réfléchis pas trop au futur. Enfin j’essaye surtout de réussir en même temps que la boîte. De toute manière, quand tu travailles dans une startup, tu mises aussi sur le fait que la startup peut réussir et que derrière toi tu peux engager des gens dans ton service, prendre des responsabilités et avoir plus de budgets pour conduire de nouvelles actions. C’est aussi ça qui est cool en troquant moins de jours de congé et moins de salaires, c’est d’accéder plus vite à des responsabilités, à un job intéressant. 

« En startup, tu crées ta propre méthode et tu vois comment elle fonctionne »

Donc pour réussir en startup, il ne faut pas trop avoir de vue sur le temps de travail et le salaire par exemple ? 

Ça dépend, je sais que Fabien est hyper à cheval sur le fait que tout le monde soit heureux au travail, qu’ils soient dans de bonnes conditions. Il ne faut pas non plus imaginer qu’on fait 60h/semaine. Enfin, il faut être flexible, et savoir connaître ses propres limites. En fait, je pense que réussir dans une startup requiert les mêmes qualités que pour une grande boîte, mais en bénéficiant de plus de marges de manœuvre dans ses actions. Dans une grande boîte, on va te dire « voilà ce que tu dois faire, et voilà comment tu vas y arriver », parce que tu ne peux pas faire n’importe quoi et tu as un processus à respecter. 

Donc dans un grand groupe, tu serais plutôt jugé sur ta capacité à exécuter une méthode ?

Exactement, tandis qu’en startup, tu crées ta propre méthode et tu vois comment elle fonctionne. Du coup c’est plus stimulant intellectuellement. Dans une startup, on ne te dit pas forcément ce que tu dois faire, mais plutôt où tu dois aller. 

La difficulté, c’est plutôt d’être en capacité de se remettre en question, de se réinventer, lorsque par exemple la boîte prend un tournant et qu’il faut l’accompagner. Notre responsable marketing a dû tout recréer lorsqu’on a décidé de se positionner en tant qu’éditeur de logiciel. Donc ça exige une grande souplesse dans l’esprit aussi. 

En somme, recommanderais-tu des startups pour une première expérience ?

Ça dépend du tempérament de chacun. Dans tous les cas, si on en a envie, il n’y a aucun obstacle à avoir. Les ¾ des choses qui se disent autour des startups, c’est n’importe quoi, c’est exagéré ou déformé. En revanche, les gens carriéristes qui se projettent à 10-15 ans et qui me demanderaient si c’est fait pour eux, moi je dirais que je n’en sais rien. Dans une startup, tu évolues si la startup évolue. 

« Le numérique a juste tendance a accéléré davantage les choses. »

Donc c’est plus risqué ?

Oui. Mais tu as clairement un levier d’action. Et tu es plus rapidement plongé dans le vif du sujet. Mais ce n’est pas que propre au numérique. Le numérique a juste tendance a accéléré davantage les choses. On change plus vite de modèle économique, de produits. Et c’est cette flexibilité-là qui fait la startup. Mais elle n’est possible que si l’équipe est elle-même flexible. Ce qui fait qu’une startup réussit, ce n’est pas seulement le produit, mais surtout les gens qui la composent et leur capacité à travailler ensemble, à écouter les clients. C’est parfois une idée qui fait que ça marche. Et puis cette idée fédère et on ne se dit pas forcément qu’on va changer le monde, mais qu’on va améliorer les choses. On n’est pas dans une boîte qui fabrique des canettes et où notre valeur c’est d’être moins cher que le concurrent. 

D’ailleurs, c’est quoi le super produit développé par Dictanova ? 

A Dictanova, on édite un logiciel d’analyse de l’expérience client. On va analyser tous les avis clients que les entreprises reçoivent, pour détecter des opportunités dans leurs retours clients, afin de mener des actions correctives, améliorer le parcours d’achat des clients, améliorer l’expérience client en général. 

Donc sans Dictanova, l’entreprise reçoit des avis clients et en a une lecture spontanée. Dictanova leur permet de structurer cette lecture ? 

Oui voilà. En fait, l’entreprise va recevoir 10 000, 20 000 avis par mois, sauf qu’elle n’a pas forcément envie de tous les lire et de tous les analyser. Du coup on a conçu un logiciel pour le faire, automatiquement et en continu, et qui fait même bien plus que ça.

Quel progrès cela apporte aux consommateurs ?

En fait, on leur permet de faire en sorte que leur avis ait de l’impact plutôt qu’il ne soit noyé sous plein d’autres avis. Les avis les plus pertinents sont remontés, analysés et amènent logiquement des actions correctives.

Vos clients sont nationaux, internationaux ?

Nous, notre problème, c’est la langue. Se lancer dans d’autres pays nous réclame un vrai investissement linguistique, donc pour le moment on a développé le logiciel en 3 langues : le français, l’anglais et le chinois. Le chinois c’est une opportunité. On avait un stagiaire chinois et francophone, et on a choisi de l’embaucher pour qu’il puisse suivre cette piste. Sinon pour le moment on s’adresse surtout à des clients français, parce que même commercialement, on a encore une barrière avec les autres pays. 

Dernière chose, Business Developper, Chief Hapiness Officer, Chief Executive Manager, etc. À quel moment ça s’est anglicisé tout ça ??

(Rires) Je ne sais pas, mais je ne suis absolument pas pour ! J’avoue que ça peut encore être dur de dire commercial. Du coup je suis business developper et ça encore ça va, c’est la partie soft de l’anglicisation, j’aurais pu être product evangelist ou problem solver. Quand t’es dans le milieu, ça va tout le monde connaît. En revanche, quand tu vas chez le médecin par exemple, il va te répondre « ben commercial quoi ». Et là t’es devant ta réalité… sur quoi il ajoute : « Et vous vous déplacez souvent ? » « Non » « Donc commercial sédentaire. », et paf tu reprends un coup ! 

Il faut donc aussi savoir se remettre un peu en perspective, et ne pas s’enfermer dans un monde du numérique qui parfois baigne un peu dans une sorte d’enthousiasme exagéré, un peu à l’américaine…  

Propos recueillis par Valentin Rocheteau

* Entre 2011 et 2015, Dictanova était prestataire d’étude dans le domaine de l’analyse sémantique de l’expérience client. C’est seulement en 2015 qu’elle devient éditrice de logiciel, et qu’on peut à ce titre la considérer comme une startup, dans le sens où son modèle est « scalable », c’est-à-dire que pour chaque client supplémentaire il ne sera plus nécessaire de déployer des ressources humaines supplémentaires.

** Au mois de janvier 2016, Dictanova a levé 1,2M d’euros auprès des fonds d’investissement GO CAPITAL Amorçage et IT-Translation Investissement, mais aussi Bpifrance et Julien Hervouët, CEO d’iAdvize, qui investit à titre personnel.

*** Dictanova réside dans les locaux de Lengow, au sein d’Octopus, l’incubateur e-commerce lancé par Lengow.