#1 NantesTech, l'étoile montante

Avec 1600 emplois créés en 2014 dans l’écosystème, Nantes décolle et affiche la première croissance de l’emploi numérique en France. Mais pourquoi Nantes s’en sort si bien ? Décryptage en 9 points d’un écosystème bouillonnant !

1. Des startups qui drainent l’écosystème vers le haut

Bureaux de Lengow

Aujourd’hui, la partie émergée de l’iceberg numérique nantais, ce sont bien ses startups, et particulièrement quelques-unes de ses locomotives : Lengow et iAdvize*. Et pour cause, elles sont devenues, en 2015, les deux premières startups nantaises à lever plus de 10 millions d’euros de fonds. 

Lancées respectivement en 2009 et 2010, ces entreprises n’en sont d’ailleurs pas à leur coup d’essai. Grâce à une croissance vertigineuse (100% par an pour iAdvize), elles embauchent et attirent dès lors de plus en plus d’investisseurs, permettant à Nantes de se retrouver sous le feu des projecteurs. « Ces porte-étendards locaux inspirent et donnent une vision aux autres. » explique Mathieu Le Gac, fondateur d’Escale Digitale, startup du web. Non seulement elles inspirent, mais elles alimentent l’écosystème : en septembre 2015, Lengow lance Octopus, son incubateur spécialisé dans le e-commerce, et accompagne ainsi des startups comme Kaemo ou Dictanova.  

D’autres prennent également la suite, comme Akeneo, qui signe une progression de 300% en 2015, Ornikar ou encore 10-Vins, récemment primé au prestigieux CES de Las Vegas. Cette densité de startups audacieuses permet ainsi d’alimenter une dynamique d’emploi, qui contribue à l’attractivité de l’écosystème : « Une personne compétente qui vient de Paris pour trouver du travail sur Nantes, ce qui va compter pour elle, c’est qu’elle emmène parfois un conjoint et des enfants, donc si cela ne se passe pas bien dans son boulot, il faut qu’elle soit sûre qu’il y ait d’autres opportunités pour son profil. », explique Adrien Poggetti, directeur général d’Atlantic 2.0.

2. Un tissu d’entreprises très varié

« Ce ne sont pas les startups à elles seules qui créent la croissance », rappelle Franz Jarry, directeur délégué d’ADN Ouest, association de décideurs du numérique. « La première croissance de l’emploi dans le numérique existe parce qu’on a plusieurs échelles d’acteurs, petits, moyens et gros. ». Et si Nantes ne peut compter sur une filière « star » (l’aéronautique à Toulouse, le retail à Lille), l’écosystème possède néanmoins toute une population de DSI (Directeur des systèmes d’information), qui ont sous leurs ordres parfois jusqu’à 300 personnes, à l’image de Système U, Banque Populaire ou encore Voyages SNCF. Non seulement ces divisions de grandes entreprises embauchent, mais elles sont également des donneurs d’ordre pour une autre catégorie d’acteurs qui sont les prestataires de services numériques (ESN), comme CapGemini, SopraSteria ou Sigma, qui représentent au total 15 587 emplois sur le territoire (source : INSEE, SIRENE 2014). « On a un bon équilibre entre startups, entreprises de services numériques et grands groupes », résume Mathieu Le Gac. 

3. Des associations fédératrices et structurantes

Pour faire vivre l’écosystème, Nantes peut compter sur des acteurs associatifs fédérateurs. Atlantic 2.0 rassemble ainsi, depuis 2008, les acteurs du web et de l’innovation numérique. En animant la Cantine numérique et une centaine d’événements par an, l’association joue pleinement son rôle de créateur de liens entre acteurs et contribue ainsi au développement des startups sur le territoire. 

ADN’Ouest existe depuis plus longtemps sur le territoire et réunit 420 entreprises, liées au numérique, qui cumulent ensemble 25 000 emplois dans le grand Ouest (de Brest à La Rochelle). Avec 70% d’adhérent sur Nantes, l’association est aussi très présente dans la cité des Ducs et joue un grand rôle dans la promotion du numérique, en sensibilisant les jeunes aux métiers du numérique, et les entreprises, de petites et grandes tailles, aux nouveaux outils nécessaires à leur développement. Avec le fonds de dotation qu’elle a ouvert en 2015, ADN intervient même dans les quartiers difficiles pour lutter contre la fracture numérique et promouvoir la diversité sous toutes ses formes (sexe, âge, milieu, handica

4. Des événements qui mobilisent 

Talk au Web2Day

Si Nantes rayonne, c’est également grâce à la richesse de sa programmation événementielle, près de 500 chaque année, qui rassemblent, fédèrent l’écosystème et attirent des visiteurs extérieurs. 

En premier lieu, le festival Web2Day, fondé par Atlantic 2.0, s’affirme édition après édition comme le 2e rendez-vous le plus incontournable des acteurs du numérique, derrière le salon Vivatech de Paris. Véritable pèlerinage pour tout startuper, investisseur, institutionnel, élu et média autour du web et de l’innovation numérique, il présente chaque année un condensé des dernières tendances et des meilleures pratiques en matière d’innovation, à travers des talks, workshops, pitchs, challenges, etc. (conférences, ateliers, présentations et concours dans le jargon). Adressé à une cible initiée, la dernière édition a rassemblé plus de 3200 personnes au Stereolux, dans une ambiance résolument ludique et conviviale qui fait sa marque de fabrique. De plus en plus, on vient de Paris, d’Europe, ou même du Québec pour participer à l’événement.

Lancée en 2014 par la ville, la Nantes Digital Week rassemble, elle, 100 000 visiteurs pour sa seconde édition en 2015. À travers un programme riche d’une cinquantaine de rendez-vous étalés sur 10 jours, la Digital Week fédère tout l’écosystème numérique local, favorisant les croisements entre chercheurs, artistes, startupers, industriels, clusters, associations, collectifs et grand public. Du festival de musique électronique Scopitone, au Robotic Day, en passant par le Startup Weekend, toutes les cultures du numérique y sont représentées.  

Enfin, le 3 novembre prochain se tiendra à Carquefou, le dernier bébé produit par ADN Ouest et la lettre API : Digital Change. 800 entrepreneurs et cadres de la fonction publique seront attendus pour évoquer la transition numérique, avec la volonté de s’adresser à un public moins initié qu’au Web2Day et une réelle motivation de raccrocher au wagon une population d’acteurs parfois déboussolée par les nouveaux outils numériques.

5. Des acteurs publics engagés sur le terrain numérique

« J’ai l’ambition de faire de Nantes une place numérique qui compte ». À l’instar de son prédécesseur, Jean-Marc Ayrault, qui avait soutenu la création de la Cantine Numérique en 2011, Johanna Rolland, a rapidement affiché son volontarisme sur le numérique. Son choix d’aller chercher dans la société civile son adjoint chargé de l’innovation et du numérique, en la personne de Franckie Trichet, lui l’inventif directeur du laboratoire numérique de l'université de Nantes, n’y est d’ailleurs pas étranger. Et la nouvelle équipe d’élus s’est rapidement illustrée, en soutenant la candidature de Nantes à la labellisation French Tech, puis en développant l’application « Nantes dans ma poche », application multiservice à l’adresse des Nantais, comme il en existe désormais à Lyon, Limoges ou Pau. 

« Ce qui est intéressant à Nantes, c’est la capacité du public à s’impliquer, sans s’imposer. La Métropole comme la Région est toujours positionnée en soutien de dynamiques d’acteurs - entrepreneurs. », explique Adrien Poggetti, directeur général d’Atlantic 2.0. En clair, le politique n’impose pas une façon de faire mais incite les acteurs à se réunir pour qu’ils proposent des réponses. « Ils écoutent les idées, besoins, et s’ils pensent que c’est quelque chose qui est capable d‘animer le territoire, ils vont soutenir l’initiative. L’acteur public est là pour venir soutenir une impulsion de terrain sur un projet politique pensé à moyen terme. ». Ce soutien s’exprime notamment sur la capacité à réunir les acteurs sur des problématiques de formation, d’attractivité du territoire, d’accueil de nouveaux arrivants, mais également d’infrastructures, de surfaces à mettre à disposition dans le centre-ville.

Les dispositifs de soutien financier public ne manquent pas non plus. Que ce soit Nantes Métropole, le conseil régional, la CCI Nantes Saint-Nazaire ou surtout la BPIfrance Pays de la Loire, on ne lésine pas sur les efforts pour rendre ce territoire toujours plus attractif sur le plan numérique. Comme Atlantic 2.0, ADN Ouest, davantage en lien avec la région, bénéficie de subventions publiques dans une logique de partage égal des coûts : « Il n’est pas rare que nos actions, qui répondent aux besoins de nos adhérents, correspondent également au projet du politique pour le territoire sur des thématiques d’emplois, de transition numérique... on essaye donc de faire des dossiers financés à 50/50. C’était notamment le cas sur la campagne de communication « Donnons envie aux jeunes » qui visait à mieux mettre en valeur auprès des jeunes les emplois numériques », explique Franz Jarry, directeur délégué d’ADN’Ouest.

En revanche, si la construction du Hub Créatic, hôtel d’entreprises TIC nouvelle génération, était financée par des subventions publiques, les porteurs du projet Start-Up Palace, malgré leur demande, y ont échappé … et ne le regrettent pas : « En étant aujourd’hui 100% autonome, on exécute, on délivre, on est plus réactif », explique Mathieu Le Gac, l’un des cofondateurs de la structure. Le salut de l’écosystème ne passe donc pas toujours par l’argent public.

6. L’innovation par la formation et la recherche

Avec 1 200 diplômés chaque année et 450 chercheurs spécialisés, Nantes brille également par sa densité d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Et c’est essentiel pour nourrir l’écosystème, si l’on écoute attentivement Ludovic Simon, fondateur de DoYouBuzz : « Personnellement, je vends un service sur internet, donc en soi la géographie importe peu, j’aurais pu créer ma boîte n’importe où. Par contre j’ai besoin d’avoir des bons développeurs, des bons designers, donc j’ai besoin d’être dans un endroit où on produit ces talents ». Avec les Mines, l‘EPSI, l’ICAM, l’École de Design ou encore l’IMIE, le territoire nantais peut ainsi compter sur un réservoir de talents complémentaires entre eux. Sans oublier ses établissements les plus historiques : Audencia, Centrale et l’ENSA (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture) qui n’ont pas hésité à consolider leur coopération au travers d’une alliance stratégique. Parce que le numérique est partout, la pluridisciplinarité devient la nouvelle norme.

L’excellence nantaise du numérique passe également par ses établissements de recherche : LINA (Laboratoire d’Informatique de Nantes Atlantique), IRCCYN (Institut de Recherche en Communication et Cybernétique de Nantes), laboratoire commun à l’Université, l’Ecole Centrale et l’Ecole des Mines. Enfin, le lancement de l’IRT Jules Verne, centre d’innovation, de recherche et de formation de haut niveau, positionne également l’écosystème sur l’industrie du futur. 

7. Un territoire ambitieux

Futurs Halles Alstom, Quartier de la Création

« A l’horizon 2025, la métropole nantaise a pour ambition de devenir l’un des écosystèmes les plus vibrants, influents et inspirants d’Europe pour les entrepreneurs du numérique » La candidature à la labellisation French Tech donne le ton : Nantes ne fixe aucune limite à ses ambitions et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’objectif : créer 10 000 emplois supplémentaires et faire émerger 10 TechChampions* d’ici 2025.

L’île de Nantes devrait logiquement incarner à l’avenir cette ambition à travers le quartier de la Création et le quartier de la Santé. 

Le Quartier de la Création devrait en effet concentrer à l’avenir en un même lieu environ 10.000 acteurs incluant créatifs, startupers, makers, chercheurs et étudiants. La livraison de son centre névralgique, les Halles Alstom, aura lieu courant 2017-2018. Elles accueilleront notamment l’École Supérieure des Beaux-Arts, la nouvelle Cantine Numérique, un pôle universitaire de recherche et d’enseignement dédié aux cultures numériques, un pôle d’équipements publics consacrés à la médiation et à l’animation économique et un tiers-lieu de restauration et d’animation événementielle. Pas encore de quoi rivaliser avec Euratechnologie (Lille) et ses 8500m2 consacrés au numérique, mais on tend à s’en rapprocher. 

Le Quartier de la Santé qui accueillera le nouveau CHU dont la construction démarrera en 2017, ainsi que la faculté de médecine et des laboratoires de recherche, devrait permettre de croiser les filières du Numérique et de la Santé. « Des actions ciblées sur les problématiques de l’ensemble des acteurs concernés par ce projet structurant (acteurs de la santé, services achats, RH, SI de l’Hôpital, patients, laboratoires biologiques, startups et entreprises, sous-traitants, …) seront lancées », peut-on lire dans la candidature à la labellisation French Tech. A ce jour, cette volonté s’est déjà traduite à travers l’informatisation réussie des dossiers patients, désormais accessibles sur Smartphone, dans 7 services du CHU nantais, contribuant ainsi à l’amélioration des soins. 

8. Un cadre de vie attractif

L’agglomération nantaise pourrait gagner 150 000 habitants d’ici 2030 et s’élever à 915 000 habitants (source : INSEE) : d’une part grâce à un excédent de naissances, et d’autre part, grâce à l’arrivée de nouveaux arrivants. En effet, Nantes peut s’appuyer sur un cadre de vie attractif, qui sert l’écosystème : « On trouve la plupart des compétences à Nantes, mais quand on ne trouve pas c’est pas difficile de les faire venir ici. On bénéficie d’un cadre de vie génial, les loyers ne sont pas chers, on est à 2h de Paris en train » décrit Simon Robic, fondateur de Bringr, startup du web. 

« L’environnement à Nantes est extraordinaire, étaye Adrien Poggetti, ça compte pour un entrepreneur qui quitte Paris, il recherche un endroit où il pourra recruter, où il pourra avoir une bonne qualité de vie. La proximité avec la mer, l’offre culturelle, la qualité du centre-ville, c’est hyper important. Dans le détail, il y a aussi les réseaux, la qualité d’accueil de l’écosystème, son ouverture à de nouveaux arrivants qui sont éminemment importants. »

9 Le jeu collectif

Enfin, la grande force de l’écosystème numérique nantais par rapport à d’autres villes, c’est la capacité de ses acteurs à travailler ensemble. Adrien Poggetti l’affirme « c’est l’écosystème qui attire plus qu’une boîte, donc on a tous besoin que l’écosystème soit dynamique dans son ensemble ». C’est ce jeu à la nantaise, comme ils aiment l’appeler, qui leur aurait permis de décrocher tous ensemble le label French Tech en 2014. « Dans le jeu à la nantaise, il y a vraiment la notion de collectif avec aucune individualité qui ressort. Il y a quand même des querelles, des désaccords sur certaines choses, des gens qui ne veulent pas que ça change, etc. Et c’est logique, c’est le cas partout ! Mais on est quand même capable à la fin de s’aligner sur des objectifs communs et de comprendre assez facilement qu’ensemble on est plus fort. Aujourd’hui Nantes a un écosystème d’une taille trop petite pour se permettre de gérer des guerres de clochers », justifie Adrien Poggetti. Même son de cloche à ADN Ouest : « il ne faut pas croire qu’on arrive dans un écosystème totalement structuré. Du point de vue opérationnel, c’est même un peu le bordel, mais c’est un bordel hyper sympa ! Ça foisonne d’initiatives qui servent le collectif, c’est très positif ».

Ce sens du collectif, c’est aussi une ambiance saine et bienveillante que le Web2Day et la Cantine incarnent parfaitement : « On se rencontre tout le temps, donc quand on cherche une compétence particulière, on est facilement redirigé vers la bonne personne. La Cantine symbolise ça aujourd’hui, c’est un peu le chef d’orchestre. Dans le développement de Bringr, j’ai peut-être gagné 4-5 mois grâce à eux », raconte Simon Robic.

« La force de l’écosystème nantais c’est sa capacité à fédérer et communiquer sur cette action » conclut Mathieu Le Gac. 

Que manque-t-il à Nantes ?

Même si Nantes présente un écosystème en bonne santé, avec ses 1.700 entreprises et 21.000 emplois il lui reste du chemin à parcourir pour se rapprocher de villes comme Lyon qui pèse à elle seule 7.000 entreprises et 50.000 emplois dans le numérique. Voici quelques éléments de réponses sur ce qui pourrait manquer à Nantes pour devenir la métropole numérique européenne qu’elle aspire à devenir :

Franz Jarry, directeur délégué d’ADN Ouest, cluster de 400 entreprises du numérique dans l’Ouest :

« Je pense que ce qui nous manque c’est la communication sur tout le numérique, au-delà des startups. On l’a peu fait, c’est moins dans l’ADN de nos adhérents (DSI, sociétés de services informatiques, écoles). Mais si on y parvenait, on aurait encore un large levier de développement ! 

Pour y arriver, je pense qu’on peut encore resserrer les liens avant Atlantic 2.0. Cela ne fait qu’un an que les deux associations se sont réellement rapprochées, et il faut continuer dans cette dynamique là. »

Simon Robic, fondateur de Bringr, aujourd’hui Product Manager à iAdvize :

« Je pense qu’il manque à Nantes un grand rachat. On a déjà des beaux champions, des boîtes qui pour l’âge qu’elles ont, au regard de l’écosystème français, ont des vraies réussites. Mais il n’y a pas encore eu d’Exit, donc l’écosystème manque encore de légitimité à l’international... Cela signifie aussi qu’il n’y a pas encore d’entrepreneurs qui auraient gagné assez d’argent en vendant leur boîte pour l’investir dans un autre projet et engager un cercle vertueux pour l’écosystème. Lorsqu’on regarde des écosystèmes qui fonctionnent très bien comme la Silicon Valley, il y a des grandes boîtes, des universités, des médias, des startups qui performent, des startups qui démarrent. Il y a des hubs, des événements. Donc ce qui manquerait à Nantes, ce serait surtout des réussites qui seraient pleines, et qui irrigueraient ainsi davantage le reste de l’écosystème. »

Florian Hervéou, fondateur de Tuttivox et responsable des programmes Startup au Startup Palace :

« Ce qui manque à l’écosystème nantais, c’est plus de grands groupes. Ce qu’il y a à Lille notamment avec le groupe Mulliez qui a Auchan, Décathlon, etc. Les startups peuvent s’amuser avec eux. On a des divisions de grands groupes, mais ils n’ont pas la même influence que la direction générale. »

Mathieu Le Gac, CEO de Escale Digitale et co-fondateur du Startup Palace :

« Selon moi, il manque deux choses pour devenir une véritable métropole européenne du numérique. Tout d’abord, des grosses équipes d’entreprises comme Google et Facebook. Aujourd’hui, même en France, ce sont des très petites équipes, essentiellement des commerciaux. Facebook ouvre un centre sur l’Intelligence Artificielle à Paris, mais ça reste marginal. A côté, Facebook Irlande c’est 1000 personnes. Il manque aussi un énorme événement, type WebSubmit. En novembre, ce seront 100 000 personnes qui iront à Lisbonne. Par rapport au Web2Day, c’est 30 fois plus ! »

Propos recueillis par Valentin Rocheteau